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Centre Culturel de Jette
Le Quatuor du Nord-Ouest

Après les cartes de Saint-Gilles, de Bruxelles-Ville, et d'Anderlecht, nous invitons Catherine Jourdan à travailler sur les territoires de Berchem Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Koekelberg.

Catherine Jourdan et son équipe ont mené un atelier avec des habitants des quatre communes de Berchem Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Koekelberg. Suite à cet atelier, elle a mis les visions et les idées du groupe sur une carte qui sera ensuite imprimée et affichée dans divers lieux de ces communes, notamment sur les panneaux publicitaires publics.

La carte sera également en vente dans divers lieux de la commune déterminés par ses concepteurs (maison de la culture, office du tourisme, mais également commerces de proximité, lieux emblématiques, etc.)

Le Quatuor du Nord-Ouest
Vernissage de la carte le 17 janvier à 19h au Belgian Chocolate Village (Rue de Neck, 20, 1081 Koekelberg).



Plus d'informations:

Kim Vanvolsom du CIFAS: kim@cifas.be ou +32 494 30 49 40 
 

Projet mis en place par le Cifas en collaboration avec le Fourquet - Centre culturel de Berchem-sainte-Agathe, La Villa - Centre culturel de Ganshoren, L'Armillaire- Centre culturel de Jette et le Service culture française de Koekelberg. Avec le soutien du Service public francophone bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, d'Actiris, des communes de Berchem Sainte-Agathe, Ganshoren et de Koekelberg, du collège des Bourgmestre et Echevins de la commune de Jette et de Jean-Louis Pirottin, Echevin de la Culture francophone.


 

Géographie Subjective

Une carte subjective est une carte réalisée par un groupe d'habitants avec l'aide d'une équipe d'artistes et de géographes.
Elle est ensuite imprimée et rendue publique dans les espaces de communication des villes.

Cartographier son territoire
Catherine Jourdan, psychologue et artiste documentaire, mène depuis plusieurs années un projet à plusieurs : le documentaire cartographique. Son nom ? La géographie subjective. Presque un pléonasme, mais n’entrons pas dans le débat, car nous pourrions chercher longtemps une carte dite objective... Il s'agit donc de donner ses heures de gloire à une géographie sensible, parfaitement exacte ou inexacte, buissonnière, personnelle et collective et la rendre publique par le biais d'une carte.

Un pastiche
Une carte dite « subjective » représente donc la vision qu’a un groupe de son territoire, de sa ville à un temps donné. On l'aura compris, elle ne se base pas sur des données réelles (comme la distance, la disposition et la fonction sociale des lieux…) mais sur les impressions des habitants. Subjective elle l’est par son objectif ! On y retrouve donc les souvenirs, les histoires de lieux intimes ou non, les idées hâtives, les croyances.  Cette carte pointe aussi bien les espaces rêvés que ceux du quotidien. Elle invente de la fiction autant qu’elle dit. Mais n’a-t-on pas toujours besoin d’inventer le réel pour pouvoir le penser ? Le réel tout seul, parlerait-il ?

Arrêt sur image de la ville, la carte subjective est un prétexte pour raconter aux autres son quartier, son territoire, ses chemins. Parlant de soi et de l'autre: elle dit et imagine une manière de vivre ensemble un territoire.
Jouant des codes de la cartographie officielle, elle s'octroie quelque peu de légitimité et permet de présenter avec sérieux la vision subjective de celui qu’il l’a produite. La géographie subjective est donc un pastiche sérieux.

Au terme de la création, l’exposition des cartes dans la rue, suscite un débat informel sur la ville et la place tenue par chacun en son sein. La carte ainsi exposée publiquement fonctionnerait comme une «invitation à dire» son parcours, « à projeter » sa représentation de la vie collective, à déconstruire les évidences.

Notre identité ne viendrait pas d’un sol ou d’une prétendue identité territoriale fixe ? Notre territoire n’est pas ce que nous voyons autour de nous ? Voilà donc les concepts d’identité, de territoire, d’espace public partis en goguette...

Un merveilleux point de départ en somme pour tracer, penser, dessiner ensemble cette réalité qui nous entoure et se drape dans les plis de la dite évidence !


www.geographiesubjective.org

Catherine Jourdan

Catherine Jourdan, psychologue et artiste documentaire, mène depuis plusieurs années un projet à plusieurs : le documentaire cartographique. Son nom ? La Géographie subjective.

Après un master de philosophie à l'université Paris X Nanterre en 2002 et un court temps d'enseignement, Catherine Jourdan s’est orientée vers la pratique artistique.

Sculpture, installation, vidéo, performance... pour inventer des trajectoires. Le dernier projet dit « artistique » qu’elle conduit est celui de Géographie subjective, depuis 2009.

Depuis 2011, elle est titulaire d'un master de psychopathologie clinique d’orientation analytique et travaille en qualité de psychologue clinicienne. Elle partage son temps entre l'écoute clinique et la pratique documentaire.
 

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Inscriptions
 

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