24 Septembre 2020 > 26 Septembre 2020
La Bellone
Urban Academy

Towards The Good Life
Accupunctures urbaines, réflexions et pratiques pour réinventer un désir de futur.


Aujourd’hui, plus que jamais, il est temps de repenser notre rapport à l’environnement, à la ville, au vivant, et de recréer du désir pour trouver la force de faire face au futur qui se prépare.

Trois jours durant, nous ferons l’état des lieux des villes et de la situation écologique aujourd’hui. Nous tâcherons également d’envisager l’avenir sur base de constats réalistes, de rituels, de désirs, et d’imaginaires.


Ci-dessous le programme, les invités seront confirmés très bientôt!

JOUR 1: Acupunctures

Neuf artistes ont "diagnostiqué" neuf villes européennes, nous les invitons à venir partager leurs expériences. 

Jeudi 24 septembre 2020
Acupunctures

Neuf missions d'Acupuncture Artistique ont eu lieu en Europe entre le printemps 2018 et la fin 2019, accueillies par 9 partenaires du réseau IN SITU, dans le cadre du projet ACT (2016-2020).

A chaque fois, un·e artiste étranger·ère était invité·e à passer une semaine dans un contexte spécifique pour aborder une problématique locale préalablement identifiée, liée à l'un des trois thèmes suivants : la justice sociale, l'identité culturelle et le renouveau urbain. Pendant son séjour, l'artiste recueille les points de vue de politicien·ne·s locaux·ales, d'activistes, de travailleur·euse·s sociaux·ales, d'habitant·e·s... Il·elle élabore ensuite une proposition pour une intervention artistique, qui peut être réalisée ou non. Cette perspective artistique sur un contexte européen spécifique illustre la manière particulière dont les artistes lisent les espaces sociaux.

Au cours d’une journée faite de témoignages et d’ateliers, nous tisserons un paysage européen en questionnement et nous entendrons les points de vue, souvent singuliers, de ces artistes, performeur·euse·s, plasticien·ne·s, chorégraphes, sur des thématiques comme la place des femmes dans l’espace public, l’exode rural, les rituels urbains ou la signification des monuments...

Cette journée sera animée par Herman Bashiron Mendolicchio, chercheur et critique d’art de l’Université de Barcelone.

Intervenant·e·s: Danae Theodoridou (GR/BE), Maria Sideri (GR), Nada Gambier et Mark Etchells (BE/UK), Morten Traavik (NO), Deirdre Griffin (IR), Francesca Grilli (IT/BE), Zweintopf - Gerhard Pichler (AT), Joanne Leighton (AUS/BE).




 

JOUR 2 et 3: The Good Life

Étant donné la situation écologique actuelle et les scénarios que cette situation nous permet d'envisager pour notre futur, quelle vie est-il raisonnable de s'autoriser à désirer ?

Vendredi 25 et samedi 26 septembre 2020
The Good Life - Réinventer un désir de futur


L'impact désastreux des modes de vie de nos sociétés thermo-industrielles sur les écosystèmes dont elles dépendent est étudié et connu depuis un demi-siècle. Avec l'accélération des effets délétères perceptibles sur notre environnement, la question de l'urgence écologique, même si elle reste encore principalement entendue comme étant limitée à une crise climatique s'est généralisée auprès du grand public au cours de la dernière décennie.

Toutefois, les causes (pourtant évidentes), l'état d'avancement (pourtant visible) et la nature profondément systémique de cette catastrophe planétaire semblent être éludées par les pouvoirs publics et une grande majorité de la population au profit d'un récit alternatif nous protégeant d'une remise en cause fondamentale de nos modes de vie, plutôt que des dangers de l'effondrement écologique en cours.

La grande majorité dans nos sociétés vit ainsi un présent fictif, aliéné de ses réalités matérielles terrestres. Nous produisons, consommons et prenons des décisions comme si nous habitions une autre planète. Nous imaginons un futur pour un monde qui n'existe pas. Car en réalité, nous avons les preuves tangibles que notre situation écologique, sociale et économique est bien pire que ce que nous pensons et que beaucoup de choses en lesquelles nous plaçons nos espoirs font partie du problème plutôt que de la solution.

En imaginant le futur, nous pouvons espérer et désirer tout ce que notre imaginaire nous permet de nous représenter. Nous pouvons croire à tout ce que nous sommes capables de nous raconter à nous-mêmes en tant que société. Lorsque nous essayons de nous faire une image de ce que serait "la bonne vie" que nous aimerions mener dans le futur, nous donnons sens au présent et nous orientons nos choix. Or, une grande partie des promesses que nous nous faisons dans l'intimité de nos désirs individuels sont tout simplement irréalisables, car elles s'inscrivent dans un récit moderniste de progrès qui a perdu contact avec le réel. Nous tendons ainsi vers un monde qui est tout simplement impossible, ou pire, dont la réalisation impliquerait la destruction de nos conditions de survie.

En maintenant ce type d'idéal vivant, le futur ne pourra que nous paraître de plus en plus sombre, car il sera peuplé de plus en plus de castrations et de privations. En s'obstinant à tendre vers ces idéaux irréalistes, nous compromettons chaque jour un peu plus la possibilité d'en développer d'autres. Nous avons ainsi besoin de développer un nouveau récit qui soit en phase avec la réalité de notre situation sur terre. Il nous faut imaginer et découvrir quelle serait la "bonne vie" que nous pouvons raisonnablement nous autoriser à désirer. Et il nous faut apprendre à désirer cette perspective, si nous voulons avoir une quelconque chance de la voir se réaliser.

Pour ce faire il nous faut tout d'abord faire face à la dure réalité de notre présent. Il nous faut comprendre l'effondrement écologique en cours et surtout accepter le champ de possibles que notre présent nous dessine pour le futur. Une fois cela fait, une fois le cadre rationnel et réaliste de notre situation sur terre redéfini, une fois nos désirs anciens relégués au rang de confabulations, que nous reste-il? Sommes-nous capables de résider dans ce nouveau monde ? Afin de pouvoir l'habiter, il nous faut le repeupler de désirs viables. Il s'agit de remettre les pieds sur terre, afin de redonner à notre imagination son pouvoir de traction sur le réel et de transformation du présent.

L'art et les artistes jouent un rôle fondamental dans la création d'images, dans la formation de nos imaginaires et dans la production de désirs. Comment inscrire ce travail dans la réalité de l'effondrement écologique ? Comment participer en tant qu'artiste à la création d'un futur qui vaille la peine d'être désiré ?


Programme

"Se représenter le présent"
La première partie de la conférence sera composée d'une série de présentations visant à dresser un portrait réaliste et tangible de la situation écologique actuelle et des réponses à y apporter. Il s'agira de révéler et déconstruire les faux espoirs et d'introduire des outils pour pouvoir naviguer la catastrophe en cours.

"Futurs du Passé"
Plus brève et performative, la deuxième partie sera consacrée à la nécessité de faire le deuil des espoirs et des désirs que la réalité de l'effondrement écologique, social et politique en cours ne nous permet plus d'entretenir.

"Réinventer les désirs"
La troisième partie de la conférence sera conduite par une équipe de facilitateurs formés à la pratique de la futurologie.
Il s'agit d'un exercice d'imagination collective, pour tenter d'élaborer ensemble une représentation réaliste d'un futur qui serait en phase avec ce que nous savons du présent. Quelles valeurs, connaissances et sensibilités nous faut-il développer aujourd'hui pour qu'un tel futur puisse devenir désirable?

Curation
Christophe Meierhans (BE)

Invités
(A confirmer)
 




 

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