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sept. 2026 14h00 18h00

Marche vers le zoning de Zanventem ponctuée d’histoires soulevants les enjeux de nos infrastructures numériques.

Roodebeek

Doriane Timmermans et Marie Verdeil nous guideront lors d’une marche de Bruxelles vers la zone industrielle de Zaventem (Flandre).

Cette marche est inspirée d’une pratique, de plus en plus répandue, consistant à se rendre à pieds aux infrastructures numériques situées au cœur des villes européennes ou à leurs abords. Cette pratique permet aux marcheur·euses d’explorer et de se confronter aux enjeux soulevés par ces infrastructures. 

Aujourd’hui, les infrastructures numériques, telles que les Data centers, se situent au carrefour d’une multitude de préoccupations : la perturbation des écosystèmes locaux et les changements des politiques d’urbanisme ; l’extractivisme minier mondial et les violences coloniales qu’il implique ; la surveillance data-driven ; les opérations économiques de l’IA et la déqualification de masse ; ou encore les dépendances tentaculaires et vicieuses auxquelles nous sommes confrontés dans notre utilisation quotidienne de la technologie, qui nous sont imposées par des entreprises techno-fascistes.

Cette promenade réunira des conteur·euses venu·es de divers horizons, fonctionnant comme un collage d’interventions orales, d’exercices in situ et de documentation participative.

Les interventions seront en français et en anglais avec traduction rapide possible.

Les guides

(image : Doriane Timmermans)
(image : Doriane Timmermans)

Doriane Timmermans (BE)

Doriane Timmermans exerce en tant qu’artiste, développeuse, designer, enseignante et militante. Elle remet en question les systèmes numériques en s’intéressant autant à ce qu’ils nous font faire qu’à ce qu’ils font eux-mêmes. Son engagement politique consiste notamment à lutter contre les géants de la tech et l’IA, et à travailler à la mise en place de structures d’entraide pour les personnes précaires / trans. Elle adore comment, à travers le langage, nous faisons du design de manière collaborative, que ce soit via la programmation déclarative ou les pratiques socioculturelles. Elle croit en des réseaux de gossips résilients, ainsi qu’en une pédagogie technologique située et intime, comme compétences radicales nous permettant de nous empouvoirer mutuellement.

(image : Marie Verdei by Dasha Ilina)
(image : Marie Verdeil by Dasha Ilina)

Marie Verdeil (FR/BE)

Marie Verdeil est une designeuse et artiste française installée à Bruxelles. Ses projets pluridisciplinaires — sites web, ateliers, installations, publications, outils — prônent une approche de la technologie à la fois autonome, transparente, écologiquement consciente et critique. Depuis l’obtention de son diplôme à la Design Academy Eindhoven (2022), elle utilise sa boîte à outils créative pour décrypter les boîtes noires technologiques qui nous entourent, mais aussi pour imaginer des avenirs désirables, respectant les limites de la planète.

Les conteur·euses

(image : Marloes de Valk by LichtgutOliver Willikonsky)
(image : Marloes de Valk by LichtgutOliver Willikonsky)

Marloes de Valk (NL)

Marloes de Valk est une artiste numérique et une écrivaine qui en est au stade post-désespoir dans sa manière d’affronter la menace du réchauffement climatique et la surveillance exercée par les appareils qui l’entourent. Elle cherche à comprendre le dévouement obsessionnel avec lequel, même après l’affaire Snowden, nous partageons des détails intimes de nos vies avec un groupe d’autrui souvent mal défini, mais aussi le bruit assourdissant que nous générons lorsque nous interagissons avec la technologie qui nous entoure.

(image : Anti Devillet)
(image : Anti Devillet)

Anti Devillet (FR)

Anti Devillet est chercheuse indépendante sur les questions écologiques et sociales des infrastructures techniques, plus spécifiquement liée aux numérique, à l’eau et au pétrole. Elle est également membre de divers collectif associatif ou militant à la croisée entre marche collective, enquête territoriale et luttes comme le Nuage était sous nos pieds, le collectif des Gammares, ou encore le bureau des guides du GR2013.

Equinox (BE)

Equinox Initiative for Racial Justice est une organisation queer et féministe qui œuvre en faveur d’une vision de sociétés fondées sur la solidarité, la protection et la protection sociale. En collaboration avec la Tech Infrastructure Coalition, Equinox mène des recherches sur la convergence croissante entre les infrastructures technologiques et le militarisme en Europe, ainsi que sur la manière dont les communautés peuvent former des coalitions et mener des actions de contestation.

Technopolice (BE)

Technopolice rend visible les menaces liberticides que représentent les outils de contrôle en région bruxelloise, en centralisant l’information les concernant sur une même et unique plateforme accessibles à touts·tes. Au travers de ce travail informatif, iels souhaitent donner à chacun·e la possibilité d’appréhender ces enjeux, de bâtir des outils et des stratégies de résistance contre la surveillance, afin que le déploiement de ces outils policiers s’enraye, que la militarisation de l’espace public soit mise en échec et qu’in fine, la technopolice trépasse !

Atelier Cartographique (BE)

Atelier Cartographique est une coopérative bruxelloise de travailleureuses, qui se concentre sur les enjeux culturels de la cartographie et sur les dimensions sociales des représentations spatiales et des technologies liées aux systèmes d’information. Son équipe réunit des compétences transversales, allant de la recherche graphique au développement de logiciels opensource en passant par la recherche urbaine. Iels collaborent avec des institutions régionales, académiques et culturelles sur des projets autour des modes de représentations et de l’utilisation de données liées aux questions urbaines de la marche, des migrations, des problématiques de logement, des communautés d’eau ou d’énergie.

Accessibilité

  • Il n’est pas possible de suivre la marche en vélo.
  • Il s’agit d’une marche d’environ 6km avec des arrêt près de bancs publics.
  • La marche n’est pas accessible en fauteil roulant.
  • La première partie du trajet se déroule sur un sentier en terre battue.
  • La deuxième partie du trajet se déroule sur une route en asphalte plate.

Il y aura un point de rendez-vous à mi-chemin à partir duquel le parcours se déroulera sur une route en asphalte plate. Pour avoir plus d’avoir plus d’informations, contactez-nous à cifas@cifas.be. N’hésitez pas à nous écrire pour toute autre question concernant l’accessibilité.